| Niveau-ski |
S 6- |
| échappatoire |
oui |
| pente moyenne |
50° |
| pente maxi |
55° |
| exposition |
maxi |
| matériel |
crampons piolet corde |
| altitude de départ | 1681 m |
| altitude maxi | 3631 m |
| altitude "bas" de descente | 1681 m |
| dénivelée de montée | 1950 m |
| dénivelée de descente | 1950 m |
| temps de montée | 2 h + 3 à 5 h |
| orientation générale | nord-ouest |
| cartographie IGN | 1/25000 n°241 |
| lieu de départ | Casset |
| époque | mai/juin |

La très belle face nord-ouest des Agneaux est associée
immanquablement à un couloir : le Piaget. Pourtant, d'autres itinéraires
oubliés se développent dans la face, telle la directe qui, lorsque le Piaget
en fuyant vers la gauche évite le haut de la face, atteint le sommet par un
cheminement plus pur et d'une inclinaison supérieure.
La face Nord-Ouest par sa beauté et son enneigement mérite deux visites, et si
l'on a descendu le Piaget "à l'aise" ... alors pourquoi pas ne pas
tenter la directe ?

Départ :
Le même que pour le Piaget, page précédente.
Itinéraire :
Le même que pour le Paget jusqu'à l'attaque au milieu de la base de la
face, mais on suivra autant que possible la ligne droite qui rejoint l'attaque
au sommet.
Descente :
Un passage vu de dessus n'est plus le même qu'à la montée, alors, suivez
votre trace de montée parmi les îlots de rochers qui parsèment le haut de la
face. Il faut être très expérimenté pour mener à bien cette descente.
Échappatoire :
Comme pour le Piaget.
Première descente à skis :
Gérard Chantriaux, le 18 juin 1978.
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Du ski pas comme les autres avec Gérard
Chantriaux descendant la face nord-ouest des Agneaux
Voilà une huitaine d'années que la voie Piaget pour la première fois
était descendue à skis. Mais la face nord-ouest des Agneaux demeurait un
itinéraire estival sur lequel aucun skieur n'avait fait de tentative.
Gérard Chantriaux qui, par ailleurs, prépare avec minutie son examen de guide,
pour avoir déjà à son actif quelques belles performances a été attiré par
cette face.
Mettant à profit deux belles journées de juin, le jeune Briançonnais
s'aventura sur ces passages gravis pour la première fois en juillet 1873, et
qui depuis sont devenus une classique en glace souvent difficile en raison des
conditions climatiques. La montée du couloir présentant une dénivellation de
huit cents mètres nécessita plus de quatre heures d'efforts, ce qui constitue
en cette saison un test très valable.
Skis aux pieds, sac au dos, alors que tout est grandiose à l'entour, Gérard
Chantriaux va tenter l'impossible descente. Il ne lui faudra que trente minutes
pour atteindre la base du couloir parsemée de passage délicats dont un sur
quatre-vingts mètres, avec une inclinaison à 55 degrés. La technique du
skieur est à dure épreuve mais la maîtrise de soi, celle d'un ski parfois
acrobatique, autorisant cette première. Sylvain Saudan, Patrick Vallençant,
font aussi école dans ce massif, mais il importe de préciser qu'il s'agit d'un
ski extrême voire hors du commun, ne pouvant être généralisé.
Dauphiné Libéré, 7 juillet 1978
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Depuis notre dernier passage, les conditions ont pu changer : enneigement et par là époques des courses, recul des glaciers... Vous voudrez bien nous envoyer vos remarques à : izquierdo.nicolas@wanadoo.fr